Un sauvetage pour le moins inusité au lac Bowker !
- APELB

- il y a 7 jours
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Oui cet avion de l'Armée canadienne s'est bien embourbé sur le lac Bowker en plein hiver mais... il y a plusieurs année ! Plus précisément au début de janvier1978.

Un membre de longue date de l'APELB, André Belhumeur, nous a transmis trois clichés pour alimenter notre banque photos et aussi la petite histoire du lac. Et la Société d'histoire du Canton d'Orford (SHCO), à travers la collaboration de Jane Jenson, aussi riveraine et membre de longue date, nous a aidé à en savoir plus grâce à ses recherches d'archives incluant les deux photos du sauvetage parues dans la Voix de l'Est du 14 janvier 1978 (photos prises par le photographe Jeannot Petit).
Et quelle est cette petite histoire ?
L'armée canadienne effectuait un entraînement de routine avec cet avion de type Twin Otter (un nom prédestiné si on peut dire...) dont la caractéristique est de pouvoir effectuer de courts atterrissages dans des endroits limités et difficiles. Mal leur en a pris car si l'atterrissage fut réussi, la glace elle n'a pas tenu... et l'appareil "Loutre jumelle" s'est trouvé en très mauvaise posture. Le pilote et son copilote sont sortis indemnes de cette aventure. L'avion, lui, a t'il fini par couler ? Non, mais son sauvetage a été un défi et surtout spectaculaire.
Dans un premier temps l'avion fut sorti de l'eau par hélicoptère et déposé dans un champ voisin. Pour le retour à l'aéroport de St-Hubert, ce fut un peu plus complexe : le faire par la route posait trop de défis donc l'option par les air fut retenu. Mais ceci ne s'est pas fait en criant ciseaux ! Il a fallu faire venir d'Ottawa un gros hélicoptère Chinook (100 pi de longueur équipé de pâles de 60 pi !) et aussi préparer le petit avion, ce qui a pris plusieurs jours et une équipe de l'armée avec leurs ingénieurs.
Si l'hélicoptère Chinook pouvait soulever l'avion, le hic était que la marchandise à livrer avait aussi des ailes et que la vitesse de croisière de l'hélicoptère Chinook est plus élevée que le petit avion. Résultat et possible danger : ce dernier pourrait se mettre à planer ou virevolter pendant le trajet... déstabilisant ainsi le Chinook.

Les ingénieurs et l'équipe ont donc pris la décision de recouvrir les ailes de l'avion de filets et de poches afin d'empêcher un éventuel planage, soit mettre, si on peut dire, une camisole de force à notre loutre mécanique ! Toute l'équipe responsable a d'ailleurs logé plusieurs jours dans le sous sol des parents de monsieur Belhumeur pour évaluer et effectuer ce travail.
L'avion a ainsi pu repartir vers l'aéroport de St-Hubert sans dommages. Nul doute que cet équipage plutôt inhabituel a fait lever les yeux au ciel de plusieurs personnes sur son passage.
Est-ce le seul accident d'avion qui a eu lieu au lac ?
Non, un autre mettant en cause un hydravion a eu lieu dans les années 90 avec une fin beaucoup plus tragique pour l'équipage. Mais nous ne relaterons pas ici cet événement malheureux, peut-être autre fois pour mettre en lumière la topographie particulière du versant du lac Bowker et de ses dangers. Mais notre besoin d'histoire qui finissent bien l'emporte aujourd'hui.
Vous avez des photos d'archives ou encore des histoires qui sortent de l'ordinaire, n'hésitez pas à nous en faire part par courriel pour alimenter la petite histoire actuelle ou passée du lac Bowker.
À cet effet, si vous n'avez pas lu nos chroniques historiques parus depuis la mise en place de ce blog, nous vous invitons à relire ces deux nouvelles, écrites en collaboration avec la Société d'histoire du Canton d'Orford.











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