Les algues envahissantes - Prévention  - Photo de Développement durable, environnement, faune et parc Québec

Photo: Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Québec

LES ESPÈCES ENVAHISSANTES

De plus en plus, les espèces envahissantes constituent une menace pour nos lacs et un réel danger pour l’état de santé des cours d’eau du Québec.  Deux espèces envahissantes se révèlent sans doute plus menaçantes pour le lac Bowker puisqu’elles sont présentes dans des lacs à proximité ou encore dans des étangs près du lac, soit le myriophylle à épis et la phragmite (roseau commun).

Le myriophylle à épis

Plusieurs lacs environnants sont aux prises avec cette espèce envahissante.   Des lacs aussi près que le lac Brompton et la Chaîne des lacs doivent contrôler différents herbiers de myriophylle à épis.  Une fois que cette espèce s'établit, il est quasi impossible de l’éradiquer, tout au mieux on peut contrôler son expansion avec des méthodes dispendieuses et complexes.  

 

Présentement, le myriophylle à épis ne semble pas encore présent au lac Bowker, mais il faut garder l’œil ouvert et respecter à la lettre les trois règles ci-après lors d’activités sur d’autres plans d’eau avant de réutiliser son équipement et son embarcation sur le lac. 

La vigilance est de rigueur en tout temps car un seul fragment d'un plant de myriophylle à épis, rapporté d'un autre plan d'eau, a le potentiel de contaminer entièrement le lac Bowker !

Les trois règles pour prévenir la contamination du lac Bowker par le myriophylle à épis :

1

Inspecter visuellement tout équipement sportif, embarcation et sa remorque et débarrasser-les de toute boue, matière végétale et eau accumulée (cale, moteur, vivier, etc.).

Loupe
Flèche
Canne à pêche
bateau à moteur
Paddle Board
kayak
Filet pêche

...

2

Lavez tout à un endroit éloigné du lac, idéalement avec un jet à pression.

Boyau arrosage
Bateau et remorque
kayak

...

3

Attendre 5 jours avant de remettre à l'eau l'équipement, l'embarcation ou la remorque.

Pour en savoir plus, visionnez ces vidéos :

Vidéo de RAPPEL et de l'Alliance pour un Programme national de gestion du myriophylle à épis)

Vidéo de Développement durable, environnement, faune et parcs Québec

Sources des illustrations: flaticon.com

Comment reconnaître le myriophylle à épis ?

 

  • Le myriophylle à épis possède une tige mince qui se recourbe pour flotter à la surface de l’eau. 

  • La  plante submergée présente des fleurs rougeâtres (floraison fin juillet, début août) disposées sur des épis émergeants (12 à 24 feuilles ressemblant à une plume).

  • Elle peut se trouver à des profondeurs variant de 1 à 10 mètres.

Prévention de la contamination du lac par le myriophylle à épis - APRLB - Photo de Matt Vardy

Crédits photo : MattVardy

Ses effets dévastateurs

  • La prolifération du myriophylle à épis altère la composition des herbiers aquatiques en formant des peuplements denses, ce qui empêche la croissance d’espèces indigènes.

  • Elle perturbe la biodiversité des écosystèmes.

  • De grandes colonies de myriophylles à épis peuvent entraver les activités aquatiques (baignade, plaisance) et surtout elles asphyxient graduellement les cours d’eau détruisant sa faune et sa flore. 

  • Le myriophylle à épis a la capacité de se reproduire par fragmentation, ce qui veut dire qu’un petit morceau sectionné de la tige peut prendre racine et donner naissance à un nouveau plant.

  • Les fragments de myriophylle à épis peuvent être transportés par le courant, les usagers de divers plans d’eau, les embarcations, le matériel et les animaux.  Ainsi, un lac et ses rives peuvent être rapidement  être contaminés.

  • L'infestation de lacs environnants par le myriophylle à épis a occasionné dans plusieurs cas une importante dévaluation des propriétés riveraines.  Alors il est dans l'intérêt de tous de veiller à ce que le lac Bowker ne soit jamais contaminé !

Prévenir au lieu de guérir

  • Ne circulez pas dans les zones où le myriophylle à épis prolifère.  Les associations de protection des lacs environnant sont très actives pour indiquer les zones infectées sur leurs plans d’eau avec des bornes et des affiches. 

  • Renseignez-vous sur les plans d'eau en consultant les sites des associations de protection avant d'y faire une activité de pêche, kayak, planches à pagaie, de plongée et surtout suivez à la lettre les trois règles énumérées plus haut.

  • Informez vos voisins et amis en visite chez vous sur l’existence de cette menace pour sensibiliser le plus de gens possible.

Équipements et embarcations de visiteurs

Si vous recevez des visiteurs qui apportent leurs équipements ou leurs embarcations qu'ils pourraient avoir utilisés sur d'autres cours d'eau, et si ceux-ci ne peuvent suivre les trois règles énumérées plus haut (lors d'une courte visite par exemple), ne permettez pas l'utilisation de ces équipements ou embarcations sur notre lac.

Ouvrez l’œil et inspectez votre rive !

Vous pensez voir du myriophylle à épis au lac Bowker ? Prenez une photo en gros plan, identifiez l’endroit et envoyez-nous le tout.  Nous inspecterons le lieu pour vérifier s'il s'agit bel et bien d'un spécimen de l’espèce envahissante car il faut savoir qu’il existe aussi six espèces indigènes (donc non menaçantes) de myriophylles. 

Oeil

Le phragmite (roseau commun)

Le phragmite exotique est très répandu au Québec. Il s’installe en monoculture dans les milieux perturbés, notamment le long des canaux de drainage qui bordent les routes et sur les rives des plans et cours d’eau. Une fois établi, il remplace complètement la flore naturelle et appauvrit la biodiversité des écosystèmes qu’il colonise. Il domine alors complètement l’espace. 
 

Près du lac Bowker, des colonies sont présentes dans divers fossés sur les rues et routes avoisinant le lac, ainsi que dans les étangs.  Bien que la topographie du lac Bowker ne soit pas propice à une grande propagation du fait de sa profondeur et de son fond rocailleux, il pourrait s’installer tout de même dans les quelques baies du lac (aux extrémités du lac par exemple) où l’eau est moins profonde ou sur les terrains mis à nu. 

Crédit photo: Wasyl-Bakowsky

Comment reconnaître le phragmite ?

 

Il est facile à identifier, particulièrement lorsqu’il est en fleurs aux mois d’août et de septembre. Il s’agit d’une plante vivace (graminée), pouvant atteindre jusqu’à 4 mètres. Son inflorescence est en forme de panicules touffues. Sa tige, plutôt beige, cannelée et rigide, demeure attachée l’hiver.

Conseils pour réduire sa propagation:

 

  • Préservez les terrains susceptibles d’être envahis. Pour cela, évitez de laisser des espaces sans couvert végétal, humides et ensoleillés, puisque le phragmite n’aime pas l’ombre. Plantez des végétaux, tout en évitant d’utiliser de la terre d’un secteur ayant pu être touché par le phragmite.

  • Si le phragmite est déjà présent sur votre terrain, l’idéal est d’intervenir dès le premier stade de colonisation, en extirpant la plante par excavation sur une grande profondeur et en prenant soin de retirer tous les rhizomes. Replantez ensuite l’espace avec des végétaux à croissance rapide comme l’aulne rugueux ou le myrique baumier.

  • Si la colonie est grande, affaiblissez-la par des coupes répétées aux deux à trois semaines pendant l'été. Mais armez-vous de patience et poursuivez pendant plusieurs années! N’oubliez pas de ramasser tous les résidus de coupe.

  • Vous pouvez aussi procéder par bâchage : étendez une grande toile noire, pendant au moins une saison, sur les tiges de phragmites préalablement coupées près du sol. Privés de soleil, les plants mourront. Plantez ensuite des végétaux pour couvrir la surface nouvellement dénudée.

Note: Ces renseignements proviennent en partie d'un site informatif de la Ville de Québec.

Ruisseau de décharge du lac - Association pour la protection et prévention - APRLB
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