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Une bonne récolte de vivipares géorgiennes samedi dernier !

  • Photo du rédacteur: APELB
    APELB
  • il y a 11 minutes
  • 3 min de lecture

C’est 15 bénévoles qui ont répondu à l’appel et ont extrait précisément 4745 vivipares géorgiennes du lac Bowker le week-end dernier, et ce, sur une période de deux heures !  Trois plongeurs,  huit plongeurs en apnée et quatre personnes sur la rive, au décompte, ont mis l’épaule à la roue. 


Nous les remercions grandement et bravo à l’équipe !



Nous rappelons que la vivipare géorgienne, une espèce exotique envahissante (EEE) est présente au lac Bowker dans un secteur bien défini, soit entre la descente à bateaux et la baie du Pékan du côté sud est du lac.  Elle n’a pas été détectée ailleurs sur le lac (vérification faite par des biologistes spécialisés cet été).


Pour en arriver à cette première activité d’extraction, l’APELB a préparé le terrain et fait ses devoirs tout au cours de l'année. 


Pour faire une courte genèse  :


L’automne dernier des plongeurs informent un riverain d’une grande présence d’escargots au fond de l’eau. Ce dernier nous transmet l’information afin d’identifier ce mollusque.  Étant donné la similitude avec certaines espèces indigènes, nous demandons aux biologistes du RAPPEL de confirmer si cette vivipare est de type géorgienne.  La réponse est positive.  À partir de là nous nous préparons pour mettre en place un plan d’actions soit


  1. En faisant une recherche la plus exhaustive possible sur la littérature existante sur cet EEE (études et autres).

  2. En consultant des spécialistes en EEE.

  3. En rencontrant la biologiste de Conservation Magog qui effectue notamment des extractions pour suivre l’évolution des colonies de vivipares géorgiennes et vivipares chinoises présentes au lac Memphrémagog.

  4. En envoyant au printemps une communication à l’ensemble des riverains du lac (aux membres par courriel et aux non membres par envoi postal) pour les informer de cette mauvaise nouvelle et mettre l’accent sur la grande importance d’adopter les bonnes pratiques notamment de laver tout équipement pour ne pas introduire d’autres EEE au lac.

  5. En donnant un mandat aux biologistes du RAPPEL pour vérifier si d’autres colonies sont présentes ailleurs sur le lac et aussi cartographier exactement le site de la colonie présente, ce qui a été fait cet été.

  6. En préparant une présentation sur la vivipare géorgienne faite aux membres lors l’Assemblée générale annuelle de l’APELB (fin mai) et en la présentant aussi cet été à l’AGA de l’APNNLB.  Il y est entendu entre l'APELB et l'APNNLB que pour la suite, qu'un travail commun sera fait pour tenter de contenir l’expansion cette EEE au lac Bowker.

  7. En demandant le permis nécessaire au ministère de l’Environnement (MELCCFP) car toute intervention sur la faune et la flore dans les cours d’eau du Québec l’exige.

  8. En prenant en considération le protocole fourni par le ministère lors de la préparation de la journée d'extraction pour faire le tout dans les règles de l’art lors de l’extraction, notamment sur la façon de les éradiquer (ébouillanter/congeler) et d’en disposer de façon sécuritaire car les vivipares peuvent vivre une trentaine de jours hors de l’eau.


Pour en arriver à samedi dernier où des bénévoles de l'APELB et de l'APNNLB ont participé à cette première activité d’extraction. 


Est-ce que l’extraction est la solution miracle ?  Non pas vraiment mais comme la colonie est assez définie nous pensons qu’il vaut la peine de tenter de la contrôler.  Évidemment, il y aura d’autres activités d’extraction l’été prochain, ceci permettra de documenter le tout.  Bref, il y aura des appels aux bénévoles pour vous inviter à participer l’an prochain car les EEE c’est l’affaire de tous, que ce soit en suivant les bonnes pratiques, mais aussi en participant à des actions encadrées comme celle de samedi dernier.  Vous agirez ainsi à préserver la santé du lac Bowker.

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