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Quand le lac Bowker a eu très soif !

  • Photo du rédacteur: APELB
    APELB
  • 6 juin
  • 4 min de lecture
L’automne 2025 restera gravé dans la mémoire des riverains du lac Bowker. Pendant des semaines, les jours de pluie se faisaient rares, les ruisseaux se tarissaient et, jour après jour, le niveau du lac diminuait.
Au début de novembre, plusieurs résidents ont observé avec étonnement les roches habituellement cachées sous l’eau. Les quais semblaient très haut au-dessus de l'eau et certaines baies peu profondes révélaient des portions de fond jamais vues depuis des années. Le niveau du lac avait atteint un minimum historique, soit 23 centimètres sous le seuil de sa décharge. 
Plusieurs se sont demandé si le pompage de l’eau potable par les municipalités environnantes était responsable de cette situation. D'ailleurs cette préoccupation a été soulevé lors de notre assemblée générale annuelle de dimanche dernier par des participants. Pourtant, les chiffres raconte une autre histoire. Le véritable coupable se trouvait dans le ciel. Habituellement, les pluies de la fin de l’été et du début de l’automne fournissent l’eau nécessaire pour maintenir son équilibre, mais entre août et octobre 2025, seulement 165 millimètres de pluie sont tombés sur le bassin versant, soit environ la moitié de la normale saisonnière. Cette absence d’eau représentait un déficit colossal de près de 1,8 million de mètres cubes. Pendant ce temps, le soleil, le vent et les températures estivales continuaient leur travail silencieux. Chaque journée chaude entraînait l’évaporation de plusieurs millimètres d’eau à la surface du lac. Peu à peu, le niveau baissait. Heureusement, la nature a fini par rétablir l’équilibre. Au cours des deux premières semaines de novembre, environ 83 millimètres de pluie sont tombés dans la région.
Cette recharge rapide a permis au lac de retrouver un niveau normal et de reprendre son souffle. Pour mieux comprendre ces phénomènes, l’Association pour la Protection de l’Environnement du Lac Bowker (APELB) a installé et testé durant l’été une nouvelle station hydrologique. Cet équipement mesure en temps réel le niveau et la température de l’eau. Grâce à ces données, les bénévoles peuvent désormais suivre avec précision l’évolution du lac et mieux documenter les effets des changements climatiques. 
Les observations recueillies rappellent qu’un lac est un milieu vivant et fragile. Lorsque le niveau d’eau devient trop élevé, les vagues provoquent davantage d’érosion sur les berges et augmentent l’apport de sédiments dans l’eau. À l’inverse, lorsque le niveau est trop bas, les baies peu profondes se réchauffent davantage, l’oxygène diminue et certaines espèces de poissons peuvent voir leur reproduction perturbée.
Les fluctuations du niveau du lac ne sont donc pas qu’une simple question d’esthétique ou de navigation. Elles influencent directement la qualité de l’eau, les habitats aquatiques et même la vie quotidienne des riverains. L’histoire de la sécheresse de 2025 nous rappelle une réalité de plus en plus présente : les lacs réagissent rapidement aux variations du climat. En surveillant attentivement leur état et en adoptant des pratiques respectueuses de l’environnement, les citoyens peuvent contribuer à préserver ces précieux écosystèmes. Car derrière la tranquillité apparente du lac Bowker se cache un équilibre délicat qui dépend, plus que jamais, de chaque goutte de pluie. En espérant que l’été 2026 soit plus équilibré entre pluie et beau temps. 
D'ailleurs, nous invitons les férus de données et les plus curieux à consulter l’article complet en cliquant sur ce lien "Variation du niveau d’eau du lac Bowker : quel impact ?" (article qui se trouve dans la section documentation sur notre site web). Vous y trouverez, entre autres, des données très précises sur la quantité d'eau prélevée du lac Bowker par Valcourt pour les municipalités environnantes et constaterez que celle-ci n'était pas vraiment responsable du très bas niveau du lac l'été dernier. Aussi, le volume annuel d’eau prélevé par Valcourt a diminué d'environ 27% entre 2016 et 2025. Oui, les impressions sont parfois trompeuses.

Bref retour sur notre AGA de dimanche dernier


Pour une deuxième année, plus de quarante membres se sont déplacés pour entendre notre compte rendu de l'année 2025 et connaître nos projets pour 2026. Plusieurs questions ont été posées, dont sur le bas niveau d'eau de l'an dernier d'où le sujet précédant dont nous avons devancée la publication pour satisfaire la curiosité de nos membres.


Enfin comme à chaque année, nous rendrons disponible la présentation de l'AGA aux membres 2026 sous peu.


Un nouveau membre au Conseil d'administration


Enfin, nous sommes heureux d'annoncer qu'un nouveau membre s'ajoute au Conseil d'administration de l'APELB, soit monsieur André Marcotte qui viendra prêter main forte aux six membres actuels ! Le conseil est maintenant complet avec sept administrateurs en poste.



Bien laver son embarcation, un devoir ! : Samedi, 13 juin de 13h à 15h, allez rencontrer des experts en espèces exotiques envahissantes à la station de lavage de Orford, 34 chemin de la Sucrerie. Ozero solutions fera une démonstration de comment bien laver son embarcation pour ne pas propager dans nos lacs des EEE. Ils échangeront avec vous sur les différentes EEE et vous donneront de précieux conseils. Un rappel : notre lac est maintenant atteint avec l'introduction de vivipare géorgienne et c'est notre devoir à tous de faire en sorte de ne pas introduire d'autres EEE et de contaminer d'autres cours d'eau !


Les biologistes du RAPPEL seront sur le lac cette semaine : En effet, l'APELB les a mandaté pour préciser les zones où la vivipare géorgienne s'est installé au lac Bowker. Ceci nous permettra de produire une carte plus précise et d'en informer les riverains.

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