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Une station hydrométrique intelligente au lac Bowker

  • Photo du rédacteur: APELB
    APELB
  • 22 août
  • 3 min de lecture

Le lac Bowker abrite un écosystème fragile dont la préservation nécessite un suivi rigoureux des milieux humides et hydriques. Afin de mieux documenter et comprendre les variations du lac, l’Association pour la protection de l’environnement du lac Bowker (APELB) a implanté une nouvelle station hydrologique.


Le niveau d'eau se printemps est monté près de la surface de certains quais.
Le niveau d'eau en juin dernier est monté près de plusieurs quais

Cette station permet déjà le suivi en temps réel du niveau d'eau et de la température de l'eau de surface du lac. Les données de la station seront utilisées pour mieux évaluer l'impact des variations climatiques sur l'écosystème du lac. Contrairement aux relevés manuels sporadiques, cette infrastructure permet une acquisition de données en temps réel grâce à plusieurs composantes technologiques :

  • Un capteur ultrason : il mesure avec précision le niveau du lac sans contact direct avec l'eau.

  • Une sonde thermique : elle suit en continu la température de surface du lac.

  • Une interface web : intégrée au portail de l'APELB, elle centralisera et diffusera les informations en direct (à venir sous peu).


Objectifs et retombées d'une telle station au lac Bowker


Cette initiative vise d'abord à documenter et à monter un historique hydrologique afin de prévenir la dégradation des zones littorales. Le suivi de la température sert également d'indicateur clé de l'eutrophisation et à évaluer la résilience du lac face aux changements climatiques. Enfin, la mise à disposition transparente de ces données aux riverains sera un outil d'information favorisant la sensibilisation et l'implication citoyenne à la protection du lac puisqu'elles seront d'ici peu en ligne sur notre site web. Vous pourrez donc consulter en temps réel (même absent du lac) si le niveau d'eau est élevé et risque de passer au-dessus vos installations près de la rive.


Données sur le niveau d'eau de août à novembre 2025 obtenus à l'aide d'un prototype.
Données sur le niveau d'eau de août à novembre 2025 obtenus à l'aide d'un prototype.

Ces mesures s'ajoutent à l'ensemble des suivis que nous effectuons déjà. Pour paraphraser la directrice générale des biologistes du Québec, Bérénice Chabot Giguère : "Mesurer, c'est comprendre. Et comprendre, c'est agir." Et disons-le aussi : Et comprendre c'est pour mieux agir !


Enfin, ce projet a pu être réalisé grâce à une subvention de la municipalité d'Orford pour l'achat des composantes et grâce au bénévolat d'un membre pour la programmation et l'assemblage.


Qui a dit que les huards ne sont pas grégaires ?


En fait dire que seul (ou deux) couple de huards occupe un lac est, si on peut dire, un mythe.  Il est vrai qu’en période d'accouplement, de nidification et lorsqu'ils élèvent leurs petits, les huards s’avèrent très protecteurs et territoriaux. 


Mais une fois passé cette période ils peuvent devenir grégaires. La preuve : on les voit régulièrement en groupe de trois, quatre et même de… huit, depuis début août, sur le lac (voir vidéo ci-jointe).  Si en début d’été, les rassemblements regroupent de jeunes adultes toujours pas en couple, en août, les couples peuvent même rejoindre les groupes s’ils n’ont pas procréé ou pu mener à terme leur progéniture. Ils se préparent en fait à la migration.


Quant à notre suivi de la reproduction sur le lac cet été, malgré un signalement d’un membre nous ayant informé avoir vu un couple avec un petit, nous ne pouvons confirmer que c'est bien le cas.  Car malgré nos nombreuses tournées, nous n’avons pu revoir ce couple et le petit.  Et le nombre élevé du groupe de huards aperçu depuis août nous laisse penser qu’aucun petit n’a pu poursuivre sa croissance puisque les couples semblent s'être joints aux autres en vue de la migration d'automne.


Qu’à cela ne tienne, il est toujours intéressant de les observer. Voici d'ailleurs une seconde vidéo où ils pratiquent une technique de pêche qui est presque une chorégraphie et qu'ils ont reprise à profusion : une ronde pour étourdir les poissons et hop on plonge !


Quant à nous, nous reprendrons notre suivi et notre participation de science participative qu’est l’Inventaire canadien des plongeons huards en 2027.

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